Elle ressentit une douleur telle qu’elle leva d’un bon de son banc et se posta face à la caméra qui filmait le moindre de ses mouvements.
- Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Ouvrez-moi cette fichue porte ! Eh oh ! Est-ce que vous me voyez ? demanda-t-elle en faisant des signes à la caméra de surveillance. Je sais que vous me voyez ! Ouvrez-moi ou je porte plainte !!!

Ayant entendu du bruit provenant de la cellule de Shemsy, le policier vint la retrouver sous l’ordre de son chef. Il la trouva tout près des barreaux, se calmant à la vue de son uniforme, et vit dans ses yeux une lueur d’espoir qu’il s’empressa de faire disparaître.
- T’as pas fini de crier oui ? C’est que tu fais mal aux oreilles !
- Vous êtes VRAIMENT de la police ? demanda celle-ci pleine d’espoir.
- Un peu ouais ! On distribue pas de ces uniformes à tous les coins de rue cocotte ! Maintenant retourne toi et mets les mains derrière le dos !

Comme prévu, l’espoir de Shemsy retomba en quelques secondes. Elle se retourna et s’exécuta
- Je n’ai rien fais ! dit-elle suppliante. Je vous jure que je n’ai rien fais de mal !
- On t’a rien demandé !
Elle n’osa pas répliquer. Mieux valait pour elle, qu’elle obtempère. Cet homme était manifestement un homme de loi.
- Il ne faut pas que je m’attire d’ennuis, je ne sais même pas où je suis… se dit-elle alors qu’elle sentait le fer des menottes se refermer autour de ses poignets.
- Si tu essaies de faire quoi que ce soit, te sauver ou me taper ou je ne sais quoi d'autre, je te tire une balle dans la jambe. Tu ne pourras plus marcher de ta vie... Alors à ta place je resterai calme ! lui dit-il en dernière recommandation. Maintenant sors de là et avance.




